Une étude du Centre d’observation de la société, « Du collège aux filières d’excellence, la disparition des enfants d’ouvriers » publiée en septembre 2018, indique « Au fil de la scolarité, la part des enfants d’ouvriers se réduit alors que celle des enfants de cadres s’accroît. Aujourd’hui, la quasi-totalité des enfants suivent la filière générale du collège, quelles que soient leurs origines sociales. On y compte un peu plus d’un quart d’enfants d’ouvriers et un peu moins de 20 % d’enfants de cadres supérieurs (données 2017-2018 du ministère de l’Éducation nationale). Ceux qui ne suivent pas la filière générale (moins de 3 % du total) sont à cet âge orientés en section générale d’enseignement adapté (Segpa) : parmi eux, on trouve plus de 40 % d’enfants d’ouvriers et à peine 2 % d’enfants de cadres. Les inégalités sociales se forment donc pour partie dans l’enseignement primaire.

Les enfants d’ouvriers sont sur-représentés dans les filières professionnelles et techniques. Ils regroupent 38 % des élèves de CAP et 36 % des bacs pros. En première et terminale technologiques, leur part est de 27 %, dix points de plus que dans les filières générales (17 %). Plus on s’élève dans le cursus, moins on compte d’enfants d’ouvriers : ils forment 12 % des étudiants à l’université, 7 % en classes préparatoires et 3 % des élèves des écoles normales supérieures (parmi les plus sélectives des grandes écoles). Inversement, la part des enfants de cadres augmente : 29 % en filière générale au lycée, le double dans les écoles normales supérieures. »

Consulter :Du collège aux filières d’excellence, la disparition des enfants d’ouvriers


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