Dans une circulaire « L’éducation à la sexualité » n° 2018-111 publiée le 13 septembre, le ministre indique,

« L’éducation à la sexualité se fonde sur les valeurs humanistes de liberté, d’égalité et de tolérance, de respect de soi et d’autrui. Elle doit trouver sa place à l’école dans un esprit de laïcité, de neutralité et de discernement. En effet, l’éducation nationale et l’ensemble de ses personnels agissent, en la matière, dans le plus grand respect des consciences et fait preuve d’une grande vigilance pour que les enseignements soient pleinement adaptés à l’âge des enfants. »

« L’éducation à la sexualité est inscrite dans le Code de l’éducation (articles L. 121-1 et L. 312-16) depuis la loi n° 2001-588 du 4 juillet 2001. L’article L. 312-16 est ainsi libellé : « Une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupes d’âge homogène. Ces séances présentent une vision égalitaire des relations entre les femmes et les hommes. Elles contribuent à l’apprentissage du respect dû au corps humain. Elles peuvent associer les personnels contribuant à la mission de santé scolaire et des personnels des établissements mentionnés au premier alinéa de l’article L. 2212-4 du Code de la santé publique ainsi que d’autres intervenants extérieurs conformément à l’article 9 du décret n° 85-924 du 30 août 1985 relatif aux établissements publics locaux d’enseignement. Des élèves formés par un organisme agréé par le ministère de la Santé peuvent également y être associés. »

La mise en œuvre de l’éducation à la sexualité

« Au sein des établissements d’enseignement, tout adulte de la communauté éducative contribue à réguler les relations interindividuelles et à développer chez les élèves des savoir-être et des comportements respectueux et responsables. Ces pratiques éducatives impliquent une nécessaire cohérence entre tous les adultes participant de fait au respect des lois et des règles de vie en commun, qu’elles concernent la mixité, l’égalité ou la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, le sexisme, l’homophobie et la transphobie, contraires aux droits de l’Homme.

Au-delà de ces situations quotidiennes, il est nécessaire d’organiser un travail pluridisciplinaire s’appuyant sur les compétences complémentaires des divers personnels d’éducation, d’enseignement, sociaux, psychologues et de santé. Ce travail est inscrit dans le projet d’école ou le projet d’établissement, et mis en œuvre dans le cadre du comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC).

La mise en œuvre de l’éducation à la sexualité doit permettre :

– d’apporter aux élèves des informations objectives et des connaissances scientifiques adaptées à leur âge et leur faire acquérir des compétences dans les relations à eux-mêmes et aux autres ;

– d’informer et/ou d’associer les parents d’élèves ;

– de garantir la cohérence et la coordination des différentes actions ;

– de former les personnels ;

– d’assurer le cadrage des interventions de partenaires extérieurs. »

Un portail d’information et de ressources en éducation à la sexualité 

Circulaire n° 2018-111

 


admin-MyFAPEG

secrétaire FAPEG

Laisser un commentaire

Aller à la barre d’outils