Une enquête a été réalisée à l’initiative de la CASDEN Banque Populaire,  par Georges Fotinos, ancien chargé de mission d’inspection générale de l’Education Nationale, et José Mario Horenstein, médecin psychiatre,  porte sur l’année scolaire 2017-2018,  7 365 réponses de directeurs d’école en activité ont été retenues sur 7 404 réponses données (soit 16,5 % de la population concernée).

Les résultats mettent en lumière le « mal être » des directeurs, sur lesquels repose l’organisation du système éducatif public du 1er degré et leur volonté de changement.

Le moral des directeurs

« On constate globalement et « logiquement » que la qualité du moral décroît et que la motivation professionnelle est plus fréquente chez les moins de 35 ans. En revanche émergent des informations nouvelles notamment celles concernant
la catégorie + de 50 ans qui se révèle la plus harcelée. Sur le champ de la catégorie d’école (maternelle et élémentaire) et du caractère Rep/Rep+ ou hors Rep, ce sont les liens avec les violences et les relations avec les
parents qui sont les plus marquants :
– D’une part, les directeurs d’école maternelle sont plus fréquemment victimes d’insultes (ayant pour auteurs principaux les parents), de harcèlement et d’ostracisme que leur collègues de l’école élémentaire.
– D’autre part, on note que les directeurs exerçant dans les écoles situées en Rep+ sont plus nombreux à indiquer un bon moral, une motivation professionnelle plus importante, un harcèlement moindre par les parents mais aussi sont les plus nombreux à être insultés et à souffrir d’ostracisme.
Enfin il faut souligner que les directeurs hors Rep, Rep+ sont les plus nombreux à indiquer un mauvais moral, à être les moins motivés professionnellement, à penser le plus à quitter leur travail mais aussi à indiquer plus fréquemment que
les autres directeurs le harcèlement par les parents et sont les moins nombreux à subir le phénomène « d’ostracisation » par des personnels de l’école. »

« Le mal être des directeurs » Près de 40 % sont en épuisement professionnel/burnout dont 23,5 % sont en suspicion de burnout clinique, contre respectivement 25 % et 14,5 % pour les personnels de direction.

Un directeur sur deux évalue sa charge de travail hebdomadaire à 50h et plus.  A 90 %, ils se plaignent des réformes : Il y a trop de changements et pas assez de continuité dans la politique éducative. S’ils sont satisfaits des progrès en termes de laïcité, ils ne sont qu’un tiers à penser que l’égalité filles-garçons a progressé, 15 % à estimer que « les valeurs de la République se sont affermies », 22 % que « la mixité sociale a progressé », et surtout, pour 58 % d’entre eux, l’adaptation de l’école aux besoins des élèves s’est dégradée.

Découvrez l’intégralité des résultats de l’enquête

Catégories : RapportSanté

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